La précision, l’efficacité et la beauté.

Les Bushi (guerrier japonais aussi appelés Samouraï) avaient remarqué que lors d’attaques imprévus, c’est la rapidité avec laquelle on dégainait le sabre et on enchaînait une contre-attaque, qui permettait d’acquérir un avantage fondamental dans le combat.

C’est de cette observation qu’est né le iaïdo.

Le iaïdo regroupe un ensemble de techniques d’escrime au sabre long Japonais (Katana) qui consistent à dégaigner puis à couper l’adversaire, dans le même mouvement continu.

 

Pour débuter dans la pratique du Iaïdo, on utilise généralement un Bojen (sabre de bois) qui sera très vite remplacé par un iaïto (sabre d’entrainement) qui à le même aspect (taille et masse) qu’un katana mais qui ne coupe pas.

La précision, à travers la perfection du Katana, fruit d’un travail de plusieurs siècles pour parvenir enfin à la forme parfaite. La précision encore à travers le travail sans cesse renouvelé du pratiquant qui tend tel un peintre vers un objectif inaccessible : le geste parfait.

L’efficacité, dans la transformation qu’il opère sur le pratiquant, assidu, alchimie subtile de l’effort et de la pratique, qui le régénère et l’enrichit.

Tel l’incessant polissage du galet par la mer, la répétition du geste s’attache à supprimer l’inutile, l’aspérité, le défaut.

Travailler le Iaïdo, c’est rechercher le zéro défaut, la qualité totale. La beauté surgit d’elle-même de cette inlassable quête du mieux.