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Le Kendo est l’art japonais de l'escrime. Dans l’esprit de chacun, il s’identifie immédiatement avec le sabre japonais et les Samouraïs, la classe guerrier de l’Ancien Japon. Cette escrime japonaise a pris sa forme actuelle à la fin du XIXe siècle et est devenue, quelques années après la fin de la seconde guerre mondiale, une discipline de compétition internationale.
Pour la pratique du Kendo, le sabre est remplacé par le Shinai composé de quatre lames de bambou (on utilise aussi parfois des matériaux synthétiques) reliées entre elles par des pièces de cuir. Cette arme est suffisamment souple pour ne pas causer de blessures aux pratiquants. De plus, les pratiquants sont revêtus d’un casque et d’une armure. Le Kendo est ainsi le sport de combat le moins dangereux et pourtant un des plus spectaculaires. Les catégories de poids n’existent pas. Il y a deux catégories d’âges : les moins de 16 ans d’un part et tous les autres d’autres part. Le Kendo peut se pratiquer jusqu’à un âge très avancé et l’absence d’accidents attire également de très nombreuses femmes. Ce rapprochement de tous les combattants (jeunes, personnes âgées, hommes et femmes) est une des grandes qualités du Kendo. Il favorise la prise de conscience de son propre corps. Les impératifs de l'assaut mettent en œuvre des mécanismes de concentration, de vigilance, de perception et d'ajustement des réponses aux sollicitations de l'adversaire. Les séquences gestuelles effectuées au cours de l'apprentissage et du perfectionnement, de par le rythme et le volume exigés, représentent une réelle et intense activité physique et sportive. L'habitude de "se confronter aux autres concrètement" apparaît comme un facteur de maîtrise des émotions, de capacité à gérer une opposition, et de canalisation de l'agressivité.
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